SPICILEGE

C'est à voir!

01 août 2009

Reggiani

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14 juillet 2009

Orelsan

C'est un poncif que de le dire, entre l'amour et la haine la nuance est ténue et la même violence peut déchaîner nos passions avec des mots opposés. C'est affaire d'éducation, d'acquis et je me demande si l'inné peut y jouer un quelconque rôle.
Lorsque le chanteur Orelsan clame la haine qu'il éprouve envers celle dont il sait qu'elle le trompe, c'est son amour bafoué qui s'exprime avec les mots qu'il connaît. Je ne les partage pas car ce ne sont pas ceux que j'utilise, mais qui peut dire qu'il n'a pas éprouvé un jour ce sentiment irrépressible de se venger, d'une manière ou d'une autre et avec les seuls moyens ou les seuls mots à la disposition de son esprit, de celle ou celui envers qui la haine, cet amour dénaturé, se porte?
Le fait de le dire, de le crier, ne signifie pas pour autant le passage à l'acte, l'accomplissement par le geste des paroles envolées comme autant de dards vers le sujet de sa colère, mais bien plutôt comme l'expression d'une souffrance éprouvée et que l'on souhaite faire partager avec l'identique véhémence que celle que l'on ressent.
En réalité les paroles de la chanson d'Orelsan ne sont que la concrétisation orale des pensées de beaucoup et non seulement il n'est pas utile de les taire mais nécessaire de les proclamer afin que la frustration engendrée par le silence ne pousse au contraire à leur réalisation.
Mais en dehors de cette thérapie somme toute personnelle, la censure dont on a fait preuve envers le chanteur est totalement inexcusable et démontre encore une fois la totale soumission des thuriféraires de la rectitude à la bonne pensée toute doctrinaire. En définitive, se masquer la face parce que des paroles déplaisent, montre à l'évidence la crainte de n'être pas soi-même apte à les combattre. Les censeurs craignent toujours plus pour eux-mêmes que pour les autres qu'ils assignent en otages. Ce ne sont que des eunuques qui se sont censurés de manière irrémédiable. Irrécupérables, ils ne méritent aucune estime.
C'est pourquoi, bien que ne partageant aucune des imprécations émises dans cette chanson, je considère qu'il est nécessaire et salutaire de ne pas l'enfouir sous la chape du rejet dont tous les Tartuffe modernes se font les chantres. La voici, qu'on en pense ce qu'on voudra, qu'on l'écoute ou non, qu'on l'aime ou pas, c'est à nous seuls de décider et je dénie à quiconque le droit de l'interdire.   


       

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25 juin 2009

Les psycho-rigides.



Emission strip-tease - Le proviseur - 1996



Sarkozy humilie le chef de la police toulousaine en public

Sans commentaires! Dans la premiere vidéo, vers la 6 e minute, le proviseur effectue quelques signes de la tête qui s'apparentent à des tics. A croire qu'une même gestuelle accompagne les esprits dont la souplesse est plus proche de la barre à mine que du ressort, qui pourtant sont de matériaux identiques.
Cette rigidité, cet entêtement à n'accepter que ce qui vient de soi vous provoque de ces mimiques qui en seraient risibles si elles n'étaient pas cruelles pour ceux qui les subissent.

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11 juin 2009

Ultima forsan

Je n'ai jamais compris quoi que ce soit au cricket ce jeu de balle qui ressemble au base-ball, ou l'inverse. La seule constatation que je puisse faire est qu'il ne fait pas bon se trouver sur la trajectoire de la balle. Pauvre pigeon! Le hasard est parfois malencontreux, ainsi des hommes dont la rencontre avec l'aléa tourne au drame.
Quelle probabilité avaient ce volatile et cette boule de cuir de se croiser à l'instant fatidique? Quelle probabilité avaient-ils, dans cet espace infini, de se rencontrer? Quelle probabilité y avait-il que se conjuguent ces trois facteurs: espace, temps et destin? Un mathématicien pourrait sans doute la calculer pour parvenir à un résultat invraisemblable, c'est à dire nul. Et pourtant il en fut ainsi comme il en est pour chacun d'entre nous: sur le chemin de l'existence il suffit d'une poussière de temps, d'espace pour que bascule ou non la destinée, la dernière fraction de seconde. 



Balle de cricket vs Pigeon - Koreus

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27 mai 2009

Gabriel Matzneff.



Gabriel Matzneff est un auteur qui a toujours été considéré comme sulfureux, essentiellement à cause de sa philopédie, mot qu'il inventa, et pour laquelle il fut souvent inquiété, calomnié voire même poursuivi lors de l'affaire du Coral dont le procès révéla qu'il était totalement innocent, avec d'autres, de ce dont on l'accusait.
Matzneff est un brillant écrivain dont l'œuvre perdurera au contraire de ses détracteurs. Mais ce n'est pas de ses livres qu'il me sied de parler aujourd'hui, plutôt de sa perception des libertés qu'on étouffe inexorablement. Ce qu'il dit ne m'est, non seulement pas étranger, mais tout à fait de mon absolue conviction.

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14 mai 2009

Des amateurs


Certains seront frustrés, d'autres outrés, quelques uns indifférents et peu attentifs aux bandeaux pudibonds masquant, pour un être serein, ce qui fait l'attrait féminin. La beauté d'une femme ne se cantonne pas à ses formes mais elles y contribuent et après tout, sans apparats, un corps ruisselle de générosité et de liberté.
Ce qui me choque dans cette vidéo, ce n'est pas la nudité, celle-ci n'est en rien outrageante, non plus que son recours dans une démarche racoleuse, de tout temps on utilisa la tentation pour parvenir à ses fins, la symbolique du serpent tentant Eve a fait florès dans l'imagination des publicitaires, ce qui m'exaspère c'est cette espèce de demi-mesure consistant à montrer sans le faire vraiment, appâter pour ferrer le badaud.
La question que je me pose est de savoir à quoi servent ces bandeaux noirs? Il faut aller jusqu'au bout de sa démarche, ne pas transiger, hésiter. Cette vidéo ne sert à rien, sinon à prouver que les auteurs de cet enfantillage ne seront jamais que de pâles amateurs.

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09 mai 2009

Le chant des sirènes


Probst : "happy birthday Mister Sarkoko"
envoyé par bakchichinfo - News videos hot off the press.


Chaque semaine Bakchich diffuse les commentaires de J.F. Probst. Il disserte sur le petit monde de la politique. Celle du pouvoir en place, mais aussi de ses prédécesseurs. Ce n'est jamais triste; alliant l'humour à la pertinence, ses commentaires ont l'acidité nécessaire pour décaper la réalité.
Lagarde, dont le filet de voix n'est pas désagréable mais n'a pas la sensualité de Marylin, s'est fendue d'un happy birth day pour les deux ans de pouvoir de son mentor, deux ans où il ne se passa rien, prélude aux années qui viennent dont on peut penser qu'il en sera de même.
Le souhait de Probst est salutaire, mais on peut toujours rêver.

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25 avril 2009

De la philo, de la médecine.

Je ne retiendrai que le visage de son voisin de droite, front plissé au dessus de lunettes souvent dubitatives aux propos du prof de philo par intérim. Car si Richard Descoings fut chargé par N. Sarkozy de mener l'étude sur la réforme du lycée, j'ai l'impression qu'il faisait un effort pour pénétrer le sens profond des réflexions sarkoziennes.
Quant à celles concernant les études de médecine, j'ai dans mon voisinage quelques rebouteux qui ont toutes les qualités requises pour soigner des malades. Ils n'ont jamais fait de math au-delà des tables de multiplications mais savent avoir avec les mains le diagnostic qui s'impose. Les seules opérations qu'ils connaissent d'ailleurs sont celles qu'ils font pour comptabiliser la recette.


04 avril 2009

La honte!

La honte! Cela se passe au Pakistan, sur ordre d'un chef local, mais pourra tout aussi bien se dérouler en Afghanistan, lorsque la loi signée par Hamid Karzai autorisant le viol d'une femme par son mari, l'interdiction de sortir, de s'éduquer, de travailler ou d'aller chez le médecin, sera appliquée avec la rigueur dont peuvent faire preuve tous les esprits barbares qui la réclamaient.
Cette jeune fille de 17 ans a reçu 37 coups de fouets car "Elle est sortie de chez elle avec un homme qui n'était pas son mari. Il y a des frontières qu'on ne doit pas franchir." explique un porte-parole des talibans (source Slate.fr). Plus vraisemblablement parce que le chef local fut éconduit après une demande en mariage.
Pendant son martyre, cette femme supplie d'arrêter ou de la tuer. Elle va jusqu'à demander pardon!
Mais que peuvent les mots face à la barbarie, la brutalité  de ces hommes qui n'en ont que le nom?

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26 février 2009

La loi du talion.

Vous avouerai-je que, sous l'emprise de la colère immédiate, j'aurais été capable d'agir ainsi? Je sais bien que la loi du talion n'est jamais une réponse à la provocation, et que pour toute société respectueuse, digne, les méthodes expéditives ne sont pas celles qui conviennent. Ne serait-ce que pour ne pas agir à l'identique de ceux qui ne connaissent que la terreur. Le désordre, la contestation sont nécessaires, reflets de la santé, de la vitalité d'une société épanouie, mais dans le respect des autres. Désirer un monde meilleur, à tout le moins différent de celui dans lequel on vit, n'est pas un crime. Et c'est un poncif de dire qu'à tout pouvoir la nécessité d'un contre-pouvoir est indispensable. Mais enfin, est-il préférable de lutter avec des bombes, des attentats, des actes terroristes, qu'avec des mots? Tous les irrespectueux d'autrui m'exaspèrent, des nationalistes de tout bord aux faucheurs d'OGM, censeurs intransigeants qui veulent imposer ce qu'ils considèrent comme la vérité, ignorant volontairement qu'une autre vérité peut aussi prévaloir.
Mais la vérité n'existe pas intrinsèquement; les bords d'un fleuve ont leur propre mérite et pourquoi vouloir imposer au promeneur le côté que l'on préfère par la menace ou la terreur?
Je n'accepterai jamais la dictature de quiconque, et moins encore celle des poseurs de bombes, et si je récuse, en tant que membre d'une collectivité, toute vengeance aveugle, comme individu blessé dans sa chair ou dans sa propriété, je la conçois.

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